Cadre légal des jeux en ligne en France : les textes, article par article
Code de la sécurité intérieure, loi du 12 mai 2010, Autorité nationale des jeux, fiscalité des crypto-actifs : chaque règle citée ici porte son numéro et sa date de lecture, sans avis sur une situation personnelle.
Cette page rassemble le cadre légal des jeux en ligne tel que l'écrivent les textes français : le code de la sécurité intérieure, la loi du 12 mai 2010 (n° 2010-476), l'ordonnance qui a créé l'Autorité nationale des jeux et, pour l'impôt, le code général des impôts à son article 150 VH bis. La lecture de l'ensemble date du 8 septembre 2026 : Légifrance pour les codes et la loi, anj.fr pour l'Autorité, le bulletin officiel des finances publiques pour la doctrine.
Elle expose ce que disent ces textes, article par article. Elle ne dit pas ce qu'ils signifient pour votre cas : cette question relève d'un conseil personnalisé, qui suppose de connaître la situation. C'est la seule page du site consacrée au droit. Le classement, lui, reste construit sur les conditions publiées par les opérateurs, y compris la sélection pensée pour les lecteurs en France.
Ce que la loi n° 2010-476 du 12 mai 2010 ouvre à l'agrément, article par article, lue sur Légifrance le 8 septembre 2026. Trois catégories, et pas une de plus. L'article 21 confie la délivrance de ces agréments à l'Autorité nationale des jeux, pour cinq ans renouvelables. La foire aux questions de l'ANJ, lue le même jour, en tire la conséquence en une phrase.
Le principe du code de la sécurité intérieure
Le code de la sécurité intérieure (CSI) pose le point de départ à son article L. 320-1, dans la rédaction applicable depuis le 1er janvier 2020. Tout jeu d'argent et de hasard y est prohibé, hors dérogation expresse. L'article L. 320-6 du même code dresse ensuite la liste de ces dérogations, en quatre familles :
les casinos ;
les loteries exploitées sous droits exclusifs ;
les paris sportifs et hippiques ;
les jeux en ligne encadrés par la loi de 2010.
Quant aux sanctions, l'article L. 324-1 punit le non-respect de l'article L. 320-1 d'une peine de trois ans de prison et d'une amende de 90 000 €, portées à sept ans et 200 000 € quand les faits sont commis en bande organisée. La personne visée par ce texte est celle qui réalise les opérations de jeu. La disposition est reproduite telle qu'elle est rédigée, et aucune conclusion n'en est tirée ici pour un cas particulier.
Ces trois articles se lisent ensemble : le premier pose la règle, le deuxième ses exceptions, le troisième les peines. Aucun des trois ne mentionne les crypto-actifs.
La loi du 12 mai 2010 et les trois catégories agréées
Cette loi a ouvert à la concurrence une partie des jeux en ligne, et une partie seulement. Trois catégories peuvent recevoir un agrément, toutes proposées en ligne :
article 11 — les paris sur les courses hippiques ;
article 12 — les paris sportifs ;
article 14 — les jeux de cercle.
C'est à l'Autorité nationale des jeux que l'article 21 réserve la délivrance de ces agréments, pour cinq ans, avec possibilité de renouvellement. Aucune autre catégorie n'est prévue par la loi. La foire aux questions de l'ANJ, consultée le 8 septembre 2026, range explicitement les casinos en ligne, comme les paris sur l'eSport, hors de ce qui est autorisé en France.
L'Autorité elle-même a été instituée par une ordonnance du 2 octobre 2019, numérotée 2019–1015 ; ce même texte a supprimé l'article premier de la loi de 2010. Elle publie sur anj.fr la liste des opérateurs titulaires d'un agrément, rangés par catégorie de jeu. C'est la seule liste qui dise, pour la France, quel site détient un agrément et pour quelle catégorie.
L'article 150 VH bis du code général des impôts, version en vigueur au 1er juillet 2026, lue le 8 septembre 2026. Deux points méritent d'être retenus tels qu'ils sont écrits, et ils portent sur les crypto-actifs, pas sur le jeu. La doctrine BOI-RPPM-PVBMC-30-10, publiée le 2 septembre 2019, sépare par ailleurs l'activité occasionnelle de l'activité habituelle d'achat-revente.
Une licence étrangère n'est pas un agrément de l'ANJ
Les opérateurs du classement détiennent ou impriment des licences de Curaçao ou d'Anjouan. Deux autorités sont donc en présence : la Curaçao Gaming Authority, dont les certificats se consultent sur cert.cga.cw, et l'autorité comorienne d'Anjouan, qui tient elle aussi un registre public. Un certificat de l'une ou de l'autre répond à une question précise : qui exploite ce domaine, et sous quel contrôle. Il ne constitue pas un agrément de l'ANJ, puisque celle-ci ne délivre les siens que dans les trois catégories de la loi de 2010.
Deux questions distinctes se posent donc, et aucune ne répond à l'autre. La première — l'opérateur est-il supervisé par l'autorité qu'il cite ? — se règle au registre de cette autorité, et la page des registres de licence montre ce qu'il affiche pour chaque marque. La seconde — que prévoient les textes du pays où vous vous trouvez ? — relève des articles cités sur cette page, et aucune autorité étrangère ne les modifie.
Un certificat actif à Curaçao dit ce qu'il dit, à la date où il est lu : ce domaine est couvert par cette autorité-là. Au classement, ce point ne pèse qu'un critère sur cinq, comme le montre le détail des cinq questions posées aux opérateurs. Les numéros et titulaires de chaque marque figurent aussi sur les fiches des opérateurs.
La fiscalité des crypto-actifs : l'article 150 VH bis
Côté impôts, le texte lu ne parle pas de jeu : il parle de crypto-actifs. Le code général des impôts, à son article 150 VH bis, dans la version en vigueur au 1er juillet 2026, soumet à l'impôt les plus-values que réalisent les particuliers lorsqu'ils cèdent des crypto-actifs à titre onéreux. La lecture date du 8 septembre 2026.
Deux règles de cet article concernent directement quelqu'un qui dépose et retire en crypto :
II.A, l'échange sans soulte. Échanger un crypto-actif contre un autre, sans complément versé en monnaie, n'est pas imposé pour l'année où l'échange a lieu. L'impôt ne se déclenche qu'à la conversion en monnaie ayant cours légal, l'euro par exemple, ou lorsque les crypto-actifs servent à acheter un bien.
II.B, le seuil de 305 €. Les personnes dont le total annuel des prix de cession ne dépasse pas 305 € sont exonérées. Le seuil porte sur les prix de cession additionnés, pas sur le gain réalisé : 400 € de ventes dans l'année franchissent le seuil, même si le gain n'atteint que 20 €.
Publiée au bulletin officiel des finances publiques le 2 septembre 2019, la doctrine référencée BOI-RPPM-PVBMC-30-10 sépare deux régimes. Une activité occasionnelle entre dans le champ de l'article 150 VH bis ; une activité habituelle d'achat et de revente est traitée, elle, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.
Ce que ces règles visent, et ce qu'elles laissent de côté
Lu à la lettre, l'article vise les opérations sur les crypto-actifs eux-mêmes, en particulier leur passage en euros. Échanger un crypto-actif contre un autre après un retrait relève du II.A ; la conversion en euros constitue l'événement que le texte retient. Le trajet complet d'un dépôt et d'un retrait est décrit sur la page qui suit l'argent pas à pas.
Le texte ne nomme pas les jeux d'argent, et aucun des textes cités ici ne précise comment traiter un gain obtenu en crypto sur un site de jeu. Pour une situation précise, un conseiller fiscal ou le service des impôts dont vous dépendez reste l'interlocuteur adapté. Garder, pour chaque conversion, le montant en euros et la date facilite toute démarche ultérieure. Les frais payés à chaque transfert s'ajoutent à ce relevé, et leur fonctionnement est expliqué à part.
Les textes que ce site cite, et la forme sous laquelle il les cite. La règle est la même partout : un numéro d'article, une version datée, et la date à laquelle la page a été ouverte. Quand une de ces trois choses manque, la phrase qui s'appuierait dessus n'est pas écrite.
Comment relire ces textes vous-même
Chaque référence de cette page se retrouve sans passer par un résumé :
Légifrance donne le code de la sécurité intérieure, le code général des impôts et la loi de 2010 ; choisissez la version en vigueur à la date qui vous intéresse, car un article peut changer de rédaction ;
le bulletin officiel des finances publiques publie la doctrine sous son identifiant, ici BOI-RPPM-PVBMC-30-10, avec sa date de publication ;
anj.fr présente la foire aux questions de l'Autorité et la liste des opérateurs agréés par catégorie.
Relevez toujours la date de votre lecture. Un article cité sans version ne permet pas de savoir quelle rédaction a été lue, et c'est la même règle que ce site applique à la lecture des conditions des opérateurs.
Les références de cette page, avec leur date
CSI, articles L. 320-1, L. 320-6 et L. 324-1 : lus le 8 septembre 2026, le premier dans sa rédaction applicable depuis le 1er janvier 2020.
Loi du 12 mai 2010 (n° 2010-476), articles 11, 12, 14 et 21 : lue le 8 septembre 2026.
Ordonnance du 2 octobre 2019 (n° 2019-1015), qui institue l'ANJ : lue le 8 septembre 2026.
Foire aux questions de l'ANJ : consultée le 8 septembre 2026.
CGI, article 150 VH bis : texte applicable au 1er juillet 2026, consulté le 8 septembre 2026.
BOI-RPPM-PVBMC-30-10, doctrine du 2 septembre 2019 : consultée le 8 septembre 2026.
Quand l'un de ces textes change de rédaction, la ligne correspondante est mise à jour avec la nouvelle date, et pas avant.
L'interdiction volontaire de jeux
L'ANJ tient un dispositif d'interdiction volontaire de jeux. La demande se fait auprès de l'Autorité, et les modalités à jour sont publiées sur anj.fr. Si vous sentez que le jeu prend une place que vous ne voulez plus lui laisser, c'est la démarche officielle prévue en France, et elle s'engage à votre initiative.
Jouer avec des limites, et où trouver de l'aide
Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, par téléphone et en ligne sur joueurs-info-service.fr. L'aide est gratuite et anonyme, et le service n'a aucun lien avec un opérateur de jeu.
Quelques habitudes simples aident à garder la main, quel que soit le site :
fixez un budget avant le premier dépôt, et considérez-le comme dépensé ;
ne rechargez pas le compte pour rattraper une perte ;
tenez un relevé de vos dépôts et de vos retraits, en euros, avec leur date ;
ne jouez pas l'argent réservé au loyer, aux factures ou à l'épargne ;
lisez la clause de vérification avant de déposer, pour savoir quelles pièces un opérateur peut demander avant de payer ;
faites une pause dès que le jeu cesse d'être un loisir, et parlez-en à un proche ou à Joueurs Info Service si vous jouez plus longtemps ou plus cher que prévu.
Les jeux d'argent sont réservés aux personnes majeures. casinocryptoenligne.com n'exploite aucun jeu : il ne gère aucun compte joueur, ne garde aucun fonds et n'accepte aucun pari. Il compare des conditions et publie un classement, avec un placement payant signalé comme publicité. Les opérateurs notés sont présentés sur le classement de l'accueil.
Questions fréquentes
Quels jeux en ligne l'ANJ peut-elle agréer ?
La loi du 12 mai 2010 en retient trois, toutes en ligne : paris hippiques (art. 11), paris sportifs (art. 12) et jeux de cercle (art. 14). L'article 21 réserve ces agréments à l'ANJ, pour cinq ans renouvelables. Sa foire aux questions, consultée le 8 septembre 2026, place les casinos en ligne en dehors de ces catégories.
Une licence de Curaçao ou d'Anjouan vaut-elle agrément en France ?
Non. Un certificat de Curaçao ou d'Anjouan indique qu'une autorité étrangère supervise un exploitant pour un domaine donné, à la date de lecture. L'agrément français est délivré par l'ANJ, et seulement dans les trois catégories prévues par la loi de 2010. Les deux documents répondent à des questions différentes et ne se remplacent pas.
Que dit l'article 150 VH bis d'un échange entre deux cryptos ?
Au II.A, un échange entre crypto-actifs sans soulte n'est pas taxé l'année où il a lieu : c'est le passage en euros, ou en une autre monnaie ayant cours légal, ou encore l'achat d'un bien, qui déclenche l'impôt. Au II.B, les personnes dont les prix de cession cumulés sur l'année restent sous 305 € sont exonérées. Texte applicable au 1er juillet 2026, consulté le 8 septembre 2026.
Où trouver de l'aide si le jeu devient un problème ?
Joueurs Info Service répond au 09 74 75 13 13, par téléphone et en ligne ; l'aide est gratuite, anonyme et indépendante des opérateurs. L'ANJ tient par ailleurs un dispositif d'interdiction volontaire de jeux, dont la demande se fait auprès d'elle, avec des modalités publiées sur anj.fr. Les deux démarches peuvent être engagées sans passer par un site de jeu.
RédactionBureau de lecture casinocryptoenligne
Nous ouvrons les conditions générales et les registres, nous datons chaque lecture, et nous laissons vides les cases que personne n'a luesMis à jour le 8 septembre 2026